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Eveil de la conscience et « thérapie »

lumière de vie à travers les cimes des arbres

La thérapie est elle un chemin vers l’éveil ou l’éveil une initiation thérapeutique?

Nos expériences

Lorsque la conscience s’éveille, que le « moi » est vu comme illusoire, il reste la vie, ce qui se vit.

Pour la plupart des chercheurs, ceci est une reconnaissance profonde, il n’y a plus de point focal appelé « moi » qui aurait vécu quelque chose, voire quelque chose d’Extraordinaire, appelé éveil.

En vrai, c’est tellement banal, simple, que cela peut même passer inaperçu.

Dans l’expérience de Céline, le point focal appelé « moi » a lâché, en accouchant. Ce n’était pas Céline qui accouchait, mais la vie elle-même qui se révélait sous la forme de deux êtres : une maman et un bébé.

Dans l’expérience de Matthieu, c’est au cours d’une marche dans le désert que toute cette apparente forme, y compris lui-même, s’est dissoute. Le monde phénoménal n’était plus que conscience vibratoire à la source de toute création.

Cette révélation de ce que nous sommes est naturelle, tellement naturelle, quon peut passer à côté et il n’est pas nécessaire de vivre une expérience extraordinaire pour cela.

Après l’extase, la lessive

Lorsque cela est vu, reconnu en Soi, souvent le chercheur va passer par différents stades allant de l’émerveillement, à l’effondrement, au désespoir, à la joie d’être… une série d’états différents que la conscience expérimente. Ceux-ci peuvent être vus pour ce qu’ils sont, de simples mouvements au sein de ce qui n’a jamais bougé. Lorsque cela est pointé, l’attention se retourne vers ce qui a toujours été, su et immuable.

Pour de nombreux chercheurs, lorsque Cela a été vu, la machine à laver de la vie se met en place, le fameux « après l’extase la lessive » (livre de Jack Kornfield). Et, même si, les grandes lignes sont souvent similaires, c’est un cheminement, une ouverture, individuelle qui va avoir lieu.

Taillé sur-mesure, ce cheminement est propre à chaque chercheur et il suffit d’un mot, une fleur, un pas pour que toute l’illusion, la maya, s’effondre.

Lors de cette phase, il est fréquent que le chercheur ait des réminiscences de traumas, vies, croyances, limitations qui surgissent et qu’il se mette en quête d’un thérapeute. La plupart des thérapies, partant du moi, vont amener un mieux-être, une évolution… mais ne ramènent pas à ce qui est, à la conscience pure que nous sommes, au-delà de toutes les histoires. C’est dans cet accueil profond que la transcendance est, et qu’il y a reconnaissance de la perfection de la vie, en essence, au-delà de la dimension de l’existence. 

Lorsque l’accompagnant a lui-même vu la nature de la réalité, il peut soutenir le chercheur, non pas à résoudre des traumatismes, mais les reconnaître pour ce qu’ils sont : des phénomènes émergents au sein de la conscience et qui n’ont aucune densité en tant que tels. Lorsque ces phénomènes se rencontrent depuis un espace ouvert, aimant, il est vu leur transparence et cela les rend inopérants.

Le Soi nest alors plus une fuite « d’arrière-planque », un échappatoire à cette incarnation entretenant subtilement la dualité, mais un état d’Être au sein du monde, tout en voyant son illusion.

Thérapie et éveil

Pour Céline, cette dimension de la thérapie ou non est longuement restée en suspens. Elle s’est même formée en thérapie non-duelle, en thérapie psycho-spirituelle pour mieux appréhender cette danse de la vie entre les aspects manifestés (la réminiscence d’un trauma par exemple) et l’absence de tout phénomène (le “vide” de la conscience pure). 

Il était ressenti que certains enseignants spirituels niaient une part de l’expérience humaine en réfutant l’existence de phénomènes traumatisants, ce qui recréait une dualité. 

C’est à la lecture du livre de Susan Segal, « Collision avec l’infini », que ceci s’est affiné.

Cette femme s’est éveillée à sa vraie nature de manière frontale et irréfutable, elle est devenue thérapeute et a accompagné des groupes vers l’éveil, son témoignage est bouleversant et à la fois, dans le partage, des aspects restent en suspens.

C’est vers la fin de son ouvrage, qu’on comprend que le retournement de la conscience n’était pas complet, notamment car de la souffrance, des réminiscences de traumatismes ayant été vécu enfant ont refait surface à la fin de sa vie et l’ont empêchée de poursuivre ses activités de transmission.

Cet exemple vient montrer l’humilité absolue des partages, mais aussi l’intét de la thérapie aux côtés de l’éveil non-duel pur et direct.

C’est dans cet étrange paradoxe du jeu de l’expression de la forme au sein de la non-forme qu’il nous est demandé d’abandonner de vouloir changer l’histoire, mais au contraire, de s’y abandonner.

Chaque partie de notre humanité est donc à aimer, absolument tous les espaces des manifestations, pour reconnaître qu’en définitive, ils ne sont qu’illusion.

Incredible, isn’t it ?

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